A BORDEAUX,LE 10 AOUT ENCORE 3 PLACES LIBRES !!

Le port de Bordeaux 1835

JOURNEE 10 AOUT A BORDEAUX - IL RESTE DEUX PLACES !

 

L'Association "Esclavages, Mémoires Présentes" organise le dimanche 10 août 2014 une journée de visite à Bordeaux, deuxième puis premier port négrier de France au XVIIIème siècle. Vous y êtes cordialement invité, ainsi que vos connaissances intéressées par l'approche des esclavages anciens et contemporains

Le programme  de cette journée est le suivant : 

-   7H30 : départ de Montauban en bus 16 places. RENDEZ VOUS DEVANT LA GARE (vous pouvez laisser votre voiture au parking gratuit de la gare, face à l'ancienne ANPE)).

 - 10H30-12H30 : Bordeaux; visite commentée des quatre salles concernant l'esclavage et le commerce atlantique au Musée d'Aquitaine, par guide spécialisé.

- 12H30-13H30 : repas préparé par l'Asso antillaise Kalou

- 14H-16H : visite pédestre du "Bordeaux nègre", guidés par M. Karfa Sira Diallo, Président de la Fondation du Mémorial de la Traite des Noirs, qui assurera les commentaires.

- 16H-18H : découverte du Port de la Lune (celui de Bordeaux), des façades des quais, des hangars, etc... depuis la Garonne, en bateau électrique (trajet : de la place des Quinconces au Pont d'Aquitaine, et retour).

  • 21h retour à Montauban.

  • Le prix de cette journée est de 40 Euros (hors repas, 7 à 8 €)

 Ce prix inclut le transport AR, les entrées au Musée d'Aquitaine, la rémunération des deux guides-conférenciers, les billets AR du bateau sur la Garonne.

  Il n'y a que 2 places encore disponibles pour dimanche : inscrivez-vous très rapidement !

TÉL. 06 02 28 87 90 – mail : esclavages-memoires-presentes@orange.fr

 POUR VOUS PRE-INSCRIRE :

RENVOYEZ-NOUS CE COURRIEL APRES AVOIR COMPLETE LES INFORMATIONS DEMANDEES   (UNE FICHE PAR PERSONNE )

NOM :   

PRENOM :                                                                                

ADRESSE : 

adresse mail : 

téléphone fixe :

téléphone portable :

 VOTRE INSCRIPTION SERA DEFINITIVE DES QUE L'ASSOCIATION AURA RECU VOTRE CHEQUE D'UN MONTANT DE 40 EUROS

(à l'ordre de : association Esclavages, Mémoires Présentes). Envoyez votre chèque à l'adresse : M.P. REDON, ASSOCIATION ESCLAVAGES MÉMOIRES PRÉSENTES, RUE DU CHÂTEAU 82800 bruniquel.

 Pour tout renseignement : envoyez un mail, ou tél. Bernard Kauffmann 06 45 62 13 92Nous espérons vous compter très prochainement dans les inscrits ! Cette journée sera instructive et passionnante.

 DETAILS DU VOYAGE 

 L'association, comme elle l'avait annoncé lors des différentes rencontres reviendra sur les lieux marquants de la traite négrière et de l'esclavage. Premier voyage de cette série : Bordeaux. Bernard Kauffmann vous présente le projet  (10 aout 2014) pour lequel vous pouvez vous inscrire dès maintenant.

 

MUSEE D'AQUITAINE : Bordeaux au XVIIIe, le commerce atlantique et l'esclavage

Bordeaux, longtemps deuxième port Français pour les expéditions de traite des Noirs, passe devant Nantes en 1789. Le port est alors second au niveau mondial, après Liverpool. La Traite, importante au niveau économique, est le complément du commerce en droiture (direct) avec les Antilles, fondement des grandes fortunes bordelaises.

La ville de Bordeaux, qui semblait amnésique dans les années 1980-1990, a reconnu la nécessité du devoir de mémoire sur la traite des Noirs à partir de 1999. Une commission de personnalités a rendu à l'ancien maire le 10 mai 2006 un rapport faisant de timides propositions.

Le musée d'Aquitaine a ouvert 4 salles sur « Bordeaux, la traite et le commerce triangulaire » en 2009. Un ouvrage a été édité. Une plaque a été posée en 2003 sur la tombe du fils de Toussaint Louverture, Isaac, mort et enterré à Bordeaux. Un buste de Toussaint Louverture, offert par Haïti, a été placé en 2005 dans un square rive droite (Bastide). La possibilité d'appeler le nouveau pont sur la Garonne « pont Toussaint Louverture » a été envisagé.

Enfin, Bordeaux a été ville nationale d' accueil pour la commémoration de la journée des mémoires de la traite, de l'esclavage et des abolitions, en 2009, avec la présence de nombreuses personnalités venues spécialement..

Depuis, en sus du travail de l'Education Nationale, des actions pédagogiques sont organisées par le musée d'Aquitaine, les Archives municipales, le musée de la Douane, et des associations comme « L'A. Cosmopolitaine » et la « Fondation pour le mémorial de la traite des Noirs».

Des visites du « Bordeaux Nègre », animées d'abord par DiversCités puis par la Fondation, sont organisées tous les quinze jours, elles sont maintenant proposées sur le site de l'Office du Tourisme. La CUB a financé et organisé cette année deux visites gratuites pour 60 Bordelais ; un article double-page a été publié en juin 2014 dans le journal de la CUB sur ce sujet.

Evolution importante dans la reconnaissance de la réalité historique, travail de mémoire enfin reconnu et en développement, renouveau des recherches historiques ; du bon travail !

Pourtant, de nombreux militants exigent de la ville de Bordeaux la réalisation d'un Mémorial, comme cela existe déjà à Nantes (mémorial) ou à Liverpool (musée international de l'esclavage). Ainsi que le changement du nom des rues portant un patronyme de négrier.

Mais la municipalité ne veut pas entendre parler de repentance... « S'agit-il, pour nous, de faire repentance ? Je préfère parler de manifestation de la vérité. »(A. Juppé, 2009). Un débat à suivre, donc !

 

 

Animée par un guide-conférencier de l'association : « Fondation pour un Mémorial de la Traite des Noirs » ; découverte à pied, en six étapes, du Palais de justice à la place des Quinconces en passant par la place de la Bourse.

On découvre - entre autres - la mode des « négrillons » dans la bonne société bordelaise, pour la parade dans les rues, ce moine noir, esclave affranchi, qui vendait son célèbre vinaigre «Tête noire», ou encore Isaac Louverture, fils du célèbre révolté d’Haïti.

L’entrée en matière donne le ton : pas de lamentations ou de culpabilisation mais une histoire, des faits et les détails d’un commerce qui fit la richesse de Bordeaux et sa région au XVIIIème siècle. Et donc celle d’aujourd’hui.

 

Les quatre salles permanentes ouvertes en 2009 s’organisent en quatre espaces à la scénographie différenciée. Le premier espace témoigne du rôle de la ville de Bordeaux au

XVIIIsiècle en France. La reconstitution muséographique d’une façade bordelaise qui fait office de support esthétique aux vestiges de la statue équestre de Louis XV constitue un hommage aux transformations urbaines entreprises durant cette époque prospère.

Source de cette prospérité, le deuxième espace s’intéresse aux modes et aux enjeux du commerce maritime bordelais, matérialisé par une imposante collection d’objets de

navigation et de maquettes de vaisseaux. Si ce commerce se décline notamment par la pratique en droiture, l’accentuation du commerce triangulaire à la fin du siècle, positionne Bordeaux au deuxième rang des ports négriers de France.

Les modalités de la traite des captifs auprès des marchands africains sont ici explicitées, rompant au passage de nombreux préjugés. Les tragédies des autochtones décimés ainsi que les désastres issus des guerres coloniales ne sont pas oubliés.

L’organisation du système esclavagiste dans les îles à sucre est mise en perspective dans le troisième espace. Les documents témoignent ici des conditions de vie et des relations sociales qui existent dans les plantations. La vente des esclaves, les sévices corporels, l’infanticide, l’organisation du travail, la mortalité, l’affranchissement, le marronnage et les révoltes sont ainsi évoqués.

Enfin, le dernier espace qui relate les combats pour l’abolition, /06/2014menés de part et d’autre de l’océan, s’intéresse aux conséquences de l’esclavage dans nos sociétés en s’interrogeant sur les héritages politiques, sociaux et culturels nés de cette histoire..

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ET POUR ALLER PLUS LOIN, TROIS OUVRAGES

Eric SAUGERA BORDEAUX, PORT NEGRIER Chronologie, économie, idéologie XVIIe-XIXe siècles - Karthala, 2002, 2e édit., 382 p. La « bible » sur la Traite des Noirs à Bordeaux; l'auteur, historien reconnu, spécialiste du commerce triangulaire, s'est vu qualifié de «militant non objectif» par les partisans du statu-quo, à la sortie du livre.

BORDEAUX AU XVIIIe SIECLE - LE COMMERCE ATLANTIQUE ET L'ESCLAVAGE -Bilingue Français-Anglais. Ed. Le Festin/Musée d' Aquitaine, 2010, 205 p. Ouvrage accompagnant les salles permanentes. Iconographie splendide.

Danielle PETRISSANS-CAVAILLES - Sur les traces de la TRAITE DES NOIRS à BORDEAUX - Présenté par l'association DiversCités- L'Harmattan, 2004, 123 p.Le guide exhaustif du « Bordeaux négrier ».

ltél 06 02 28 87 90<esclavages-memoires-presentes@orange.fr>